lundi, 08 mars 2010

N. Sarkozy sur l'industrie : la gauche comme bouc émissaire pour masquer l'échec abyssal du gouvernement

Le discours qu'a prononcé N. Sarkozy jeudi dernier sur l'industrie est en tous points incroyable.


 
Voilà un Président en fonction depuis près de trois ans, dont la majorité gouverne la France depuis huit ans, et qui vient expliquer que c'est la gauche qui est responsable des difficultés de l'industrie en France.


 
Les 35 heures comme bouc émissaire, c'est facile ! Mais plus personne n'y croît. Faut-il rappeler que la France a créé 70 000 emplois dans l'industrie entre 1997 et 2002, alors qu'elle en a détruit 500 000 depuis. Faut-il rappeler que les 35 heures ont tellement atteint l'attractivité de la France que le flux d'investissements étrangers en France a doublé entre 1997 et 2002.


 
Ceci dit, quand on prend connaissance des propositions, on comprend que le Président ait besoin de détourner l'attention.

 

Comment peut-il prétendre que l'industrie est sa priorité alors qu'il annonce un milliard de crédits quand il en consacre trois à la baisse de la TVA dans la restauration ?

 

Comment peut-on le croire lorsqu'il affirme que les administrateurs de l'Etat dans les entreprises joueront mieux leur rôle alors qu'il ne tenait à lui de le faire depuis 2007 ?

 

Comment le prendre au sérieux lorsqu'il parle du rôle des banques alors qu'il a systématiquement refusé d'imposer des contraintes aux établissements financiers depuis le début de la crise ?


 
Tout cela n'est que du vent. A dix jours d'une élection, c'est un discours électoral sans aucune crédibilité. Ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu.

 

Communiqué du Parti socialiste

Rapport 2009 de la HALDE sur les discriminations : face à la situation très préoccupante, la droite démissionne alors que les socialistes se mobilisent

Le rapport 2009 de la HALDE montre une augmentation très forte du nombre de recours : + 21%. Créée en 2005, la Halde a vu le nombre des saisies passer de 1500 pour sa première année d'activité à plus de 10.000 pour l'année 2009.
 

Bien que cette augmentation soit aussi le résultat d'une meilleure reconnaissance de la Halde par les victimes de discriminations, elle révèle une situation grave, surtout en ce qui concerne le déroulement des carrières dans le privé, qui représente les deux tiers des saisies et confirme ainsi les témoignages de nombreux inspecteurs du travail, eux aussi engagés sur le terrain du respect des droits des salariés.
 

De manière générale les chiffres reflètent une réalité que tous les acteurs associatifs dénoncent depuis de nombreuses années. Il faut aussi rappeler que ces chiffres ne tiennent pas compte des actes et sentiments de discriminations lors de certains contrôles d'identité, les conflits entre citoyens et agents de police relevant de la seule compétence de la CNDS (commission nationale de déontologie et de la sécurité). Plus que jamais, il faut doter nos institutions chargées de veiller l'égalité des moyens et des compétences pour agir.

Pourtant les députés UMP n'ont de cesse de vouloir baisser les crédits d'une Haute Autorité qui a déjà bien du mal à remplir sa mission.

Les discriminations, le racisme, l'homophobie ou le sexisme sont autant de comportements et d'opinions qui insultent notre modèle républicain. Ils brisent l'espoir d'une société Française solidaire, où l'égalité ne serait plus une vague idée mais bien une réalité de notre quotidien.
 

La lutte contre toutes les discriminations doit être une priorité de l'action gouvernementale et comme face à la crise et au chômage, quand le Gouvernement démissionne, le PS entend agir.

C'est le sens de la « Charte des élus socialistes pour lutter contre les discriminations ».  Nous avons décidé de créer des missions régionales de lutte contre les discriminations qui appliqueront ces 10 engagements concrets.
 

Le Gouvernement et l'UMP, plutôt que d'agir, ont encouragé les comportements discriminants. Dans le débat sur l'identité nationale, nous avons eu droit à un florilège d'expressions racistes et discriminantes venant de ministres de la République. Ni le Président de la République ni le Premier Ministre n'ont dénoncé ces dérapages, et plus grave, ils ont défendu leurs collègues. Défouloir raciste et xénophobe, ce débat a encore décomplexé les attitudes discriminantes et racistes. Les statistiques de la Halde en sont probablement un témoignage supplémentaire.

Communiqué du Parti socialiste

vendredi, 05 mars 2010

Les records cachés de Nicolas Sarkozy

L'INSEE nous confirme que le nombre de demandeurs d'emplois revient au-dessus de la barre des 10 % de la population active. C'est le résultat d'une politique du chiffre que le gouvernement ne revendique pas. C'est Madame Lagarde qui a le mieux décrit la situation de l'emploi en parlant d'une évolution en « tôle ondulée », ce qui rappelle étrangement les constructions précaires auxquelles sa politique réduit nombre des Français. Un constat s'impose : un quart des jeunes hommes est au chômage et la situation des seniors continue de se dégrader.
 

Depuis 2002, le nombre de suppressions de postes dans la fonction publique a décuplé avec un rythme qui s'est accéléré depuis 3 ans (30 000 postes par an en moyenne).
 

Le nombre d'entreprises qui délocalisent leur activité et de plans sociaux dans des secteurs pourtant en bonne santé se multiplient, ce qui n'empêche pas le gouvernement de continuer à défiscaliser les heures supplémentaires avec un record en 2008 de 727 millions d'heures, au détriment de la création de plus de 200 000 emplois.
 

Enfin, les banques plutôt que de relancer la consommation et de favoriser la création d'entreprises, continuent à  pratiquer une politique restrictive du crédit et à spéculer sur les marchés. A quels nouveaux records le gouvernement va-t-il maintenant s'attaquer ?
 

Puisque Nicolas Sarkozy apprécie les comparaisons, les Français doivent savoir que tous les grands pays européens font mieux que nous en matière d'emploi. La France est en-dessous de la moyenne européenne et se situe au 15ème rang des pays derrière l'Allemagne 7,5 %, la Grande-Bretagne 7,8 % et l'Italie 8,6 % de la population active.

Communiqué du Parti socialiste