vendredi, 29 janvier 2010
Chiffres du chômage : la réalité derrière un chiffre
Le gouvernement et le Président de la République affiche une autosatisfaction surprenante après la publication des chiffres du chômage pour décembre 2009. En réalité, en décembre, on dénombre une augmentation de + 8600 demandeurs d'emploi pour les catégories A, B et C.
Si le chiffre de la seule catégorie A est en apparente amélioration, c'est uniquement parce que les salariés en contrat de transition professionnel (CTP) ou en convention de reclassement personnalisée (CRP), après un licenciement économique, ne sont pas décomptés comme demandeurs d'emploi mais comme « stagiaires de la formation professionnelle ». Avec un tel mode de calcul, plus on a de licenciés économiques, moins on a de chômeurs !
S'il y avait une amélioration de la situation économique, elle se traduirait forcément par une augmentation des offres d'emploi. Or, d'après les chiffres publiés par Pôle emploi, au contraire, au mois de décembre, les offres d'emploi ont diminué de 4 %.
Bien que de nombreux analystes estiment que le chômage continuera d'augmenter en 2010, le gouvernement et le Président de la République restent passifs et semblent être déconnectés de la réalité que vivent les Français. La réalité de la France aujourd'hui, c'est un million de chômeurs en fin de droits en 2010 et un Président de la République qui refuse de leur donner tout aide supplémentaire. La réalité aujourd'hui, ce sont des sites qui ferment, comme chez Total, alors que l'entreprise fait des bénéfices, sans que le gouvernement réagisse.
Tous les spécialistes prévoient une aggravation du chômage en 2010, avec un taux de chômage qui pourrait atteindre 11%. Seul le gouvernement semble ignorer cette réalité.
Aujourd'hui, et dans l'urgence, le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre enfin en compte la situation du million de demandeurs en fin de droits en 2010, qui sont les premières victimes de la crise.
Communiqué du Parti socialiste
16:51 Publié dans Le chiffre du jour ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
N. Sarkozy aussi avait promis le droit à la retraite à 60 ans
Plusieurs ministres et membres de l'UMP ont affirmé qu'il serait « indigne » et « irresponsable » de défendre l'âge légal de la retraite à 60 ans.
Ils ont sans doute oublié que le candidat N. Sarkozy avait promis, dans ses engagements de campagne, que « le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer » (Le Monde, 22 janvier 2007), et qu'il a réitéré cette promesse le 27 mai 2008 sur RTL.
Etait-il alors « indigne » et « irresponsable » de défendre le droit à la retraite à 60 ans comme le font aujourd'hui le Parti socialiste et Martine Aubry ?
Pourquoi, dans ces conditions, cette fausse polémique ? Peut-être parce que le gouvernement s'apprête à renier ses engagements et veut faire porter la responsabilité sur d'autres ...
16:48 Publié dans Le chiffre du jour ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
le gouvernement envisage la suppression de lignes SNCF interurbaines
Le Parti socialiste est stupéfait d'apprendre que le gouvernement met à l'étude le remplacement de certaines lignes SNCF par des liaisons en car. De tels remplacements représenteraient un retour en arrière inacceptable.
Quelques jours après les fuites concernant les possibles suppressions de dessertes sur les lignes TGV, cette annonce donne le sentiment d'une remise en cause générale du transport ferroviaire en France.
Si le gouvernement fait le choix aberrant du transport en car sous la pression des sociétés autoroutières, il doit le dire aux Français et assumer les conséquences désastreuses de ce choix en termes de sécurité, de qualité de vie, d'environnement, et de modèle de développement.
Dominique Bussereau doit dire clairement si le gouvernement a fait le choix d'un recul du rail par rapport à la route.
Les socialistes refusent de voir les usagers condamnés à des trajets plus longs, moins confortables, livrés aux aléas des congestions routières et du climat. Cette logique archaïque trahit les engagements du Grenelle de l'environnement, et oublie l'importance stratégique pour nos territoires de la qualité des déplacements.
À l'heure ou les élus locaux de tous bords se battent pour défendre les dessertes et développer les schémas de transports en concertation avec leurs administrés, les régions doivent garder leur statut d'autorité organisatrice des transports interdépartementaux et l'Etat doit donner à la SNCF les moyens de son développement.
Communiqué du Parti socialiste.
16:43 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
