vendredi, 20 novembre 2009
Reforme des collectivités locales : la "régression territoriale" de Sarkozy
Le Parti socialiste lance une mobilisation contre la véritable "régression territoriale" que nous propose Nicolas Sarkozy.
1°) Il s'agit d'une régression financière et fiscale, où l'on redéfinit les règles du financement avant même de connaitre le fonctionnement et les compétences des Régions, des Départements, des communes et des intercommunalités.
2°) Il s'agit ensuite d'une régression des services publics locaux. On n'a déjà observé la mobilisation à propos de la Poste, mais ce n'est rien à côté de ce qui va se produire, pour le transport, le logement, l'éducation ou le handicap. La suppression de la clause de compétence générale empêchera les communes et les départements d'intervenir dans le soutien au sport ou à la culture.
3°) Il s'agit enfin d'une régression démocratique à travers le redécoupage des cantons et la création d'un Conseiller territorial à la place des conseillers généraux et régionaux. D'autant que le mode de scrutin proposé (un seul tour - le candidat arrivé en tête, quelque soit son résultat, est élu) est inacceptable et présente également une menace pour la parité. Pourtant en 2003, Nicolas Sarkozy estimait que le scrutin uninominal à un tour était " d'une brutalité sauvage " et de surcroît, pas de nature démocratique.
D'ailleurs, le Conseil d'État, consulté par le gouvernement sur ce sujet, a rendu un avis négatif le 15 octobre en ces termes : " Le Conseil d'État invite le gouvernement à étudier des modalités alternatives de nature à respecter notamment : l'intelligibilité nécessaire à la sincérité des opérations électorales, la préservation d'une suffisante liberté de candidatures et l'égalité entre les candidats comme entre les électeurs ". Ce qui signifie en clair que ce mode de scrutin est contraire aux principes de la Constitution et ne permet pas l'égalité entre les candidatures.
Le gouvernement n'a pas proposé de mode de scrutin de remplacement à ce jour.
En revanche il met toujours en avant une série d'arguments fallatieux et mensongers sur le trop grand nombre d'élus, sur le coût qu'ils représentent ou bien encore sur la simplification de l'organisation administrative, or cette réforme rajoute 3 niveaux au "mille-feuilles" déjà existant (la métropole, pôle métropolitain et la commune nouvelle).
Le Parti socialiste réagit en développant des propositions alternatives :
En matière de compétences une règle simple :
- aux communes la proximité ;
- aux départements, la solidarité ;
- aux régions, l'avenir, la formation et la recherche.
Le mode de scrutin que nous proposons est simple, celui de la proportionnelle avec une prime au candidat arrivé en tête.
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Les Français sont fiers de l'identité de la France mais s'inquiètent de sa remise en cause par Nicolas Sarkozy
Face à son échec économique, social, sécuritaire, le Président de la République perd pied.
Devant l'urgence sociale, devant ses difficultés politiques, devant la division de son camp, il a voulu faire diversion en jouant sur les ressort classiques de la droite -insécurité, immigration, identité nationale- et en les agitant pour faire oublier ses échecs.
Il nous a livré un discours confus, accumulant les contrevérités historiques, pour ériger un mur d'illusions devant la réalité de ses difficultés.
L'identité de la France mérite mieux que de tels discours. Non, les Français ne doutent pas de leur identité, ils en sont fiers. C'est la liberté qui rime avec égalité, c'est la fraternité qui rime avec solidarité, c'est la laïcité qui rime avec tolérance.
Mais aujourd'hui, les français sont inquiets parce que ce sont ces valeurs qui sont attaquées, par la politique de Nicolas Sarkozy qui remet en cause notre modèle social, notre pacte républicain par tant d'inégalités, nos libertés par une volonté de prise en main de la justice, des médias et même du parlement ; ainsi que la défense des droits de l'homme par des décisions honteuses comme la destruction de la jungle de Calais et le renvoi d'immigrés afghans dans leur pays.
Autant de décisions qui font reculer l'identité de la France et la République, faite bien sûr de droits et de devoirs.
Comment faire respecter les lois quand les moyens de la justice reculent, que les effectifs policiers diminuent ?
Le Président de la République nous a livré un discours moraliste, difficilement audible de la part de celui qui accorde des passes-droit à ses amis, y compris à son propre fils.
De tous ces reculs, le Président de la République est responsable.
- En effet, l'écart scandaleux de revenus et une politique fiscale injuste symbolisée par le bouclier fiscal, c'est l'égalité et donc la république qui sont attaquées
- La diminution du nombre d'enseignants et le gommage de la carte scolaire, c'est l'idéal méritocratique et la République qui sont attaqués.
- la remise en cause de la protection sociale et l'affaiblissement des services publics, c'est le recul de la République.
- L'augmentation du chômage, les conditions de travail humiliantes, les revenus du travail qui ne permettent pas de vivre, voilà la vraie dévalorisation du travail.
- Les discours sur la laïcité positive et les appels à la religion, c'est la laïcité et donc la République qui sont attaquées.
- Quand les moyens de la culture et de la recherche reculent, c'est la France porteuse de civilisation qui souffre.
Le discours de ce soir, c'est le discours d'un Président aux abois qui tente une maladroite reprise en main. Ce qui inquiète les Français, c'est le renoncement de Nicolas Sarkozy à faire vivre les valeurs de la France. Ce qu'ils lui demandent et nous lui demandons avec eux, c'est de porter haut ces valeurs.
La France n'a jamais été aussi forte dans son histoire et les Français aussi heureux que lorsque les valeurs de liberté, égalité, fraternité, solidarité ont été portées haut. La France mérite mieux. Les Français attendent une autre politique.
10:48 Publié dans Point de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Sécurité : 11 400 policiers et gendarmes en moins d'ici 2014
Le budget 2010 est à l’opposé de ce que prétend Brice Hortefeux. Tandis que le ministre de l’Intérieur promet 10754 recrutements en 2010, le projet de loi de finances indique lui, une toute autre réalité : la réduction drastique des effectifs de police comme de gendarmerie.
La purge est à l’œuvre ; 7400 emplois supprimés sur la période 2009-2011, avant que 4000 emplois supplémentaires ne disparaissent entre 2011 et 2013.
Comment peut-on raisonnablement penser que de telles diminutions d’effectifs seront sans conséquences sur le terrain ?
En réalité, c’est l’assurance d’une dégradation des conditions de travail et de sécurité des fonctionnaires, l’assurance aussi d’avoir moins de policiers et de gendarmes dans les rues au service de la sécurité des Français, bref la détérioration du service rendu à la population.
10:43 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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